Halte aux déchets verts!

Les déchetteries débordent de tontes de haies et autres gazons, dopés par un été pluvieux. Voilà qui pèse lourd sur nos taxes locales La solution  du bio jardinier paresseux: c’est paillage tous azimuts! C’est  extra pour le jardin, reposant pour le jardinier (plus de voyage à la déchetterie, plus de binages répétés!) et c’est la seule solution pour diminuer la grosse facture “déchets”, qui ne cesse de grimper, grimper, grimper…bêtement.

Tontes de haie : une manne!

C’est le souci numéro un du jardinier citadin:

Solution la plus relax : les étaler en couche de 10 cm autour des arbustes et laisser faire la nature. Quand les feuilles sont tombées, le bois restant est extra pour allumer le feu, voire nourrir un petit barbec’ réconfortant.  Là encore, voilà un paillage extra stimulant. Mais attention, seulement avec les feuillus. Le thuya, le cyprès et ses copains “sapins” stérilisent le sol au lieu de l’enrichir.

La solution : en tapisser les allées. Mais, tel quel, c’est moche et, même en tapis de 5cm, pas super confort sous le pied délicat du jardinier. D’où la nouvelle mode du rameau broyé.

Broyat de lauriers et d’éléagnus, au printemps.

Le broyage sublime les vertus des jeunes rameaux. Problème : le broyeur de jardin est généralement médiocre, voire franchement déficient. Il est fréquent qu’il succombe à l’approche du premier petit rameau un peu sec.

Les communes soucieuses de leur finances, comme d’écologie, devraient investir dans des broyeurs professionnels et proposer ce service à domicile, qui aurait en outre l’avantage de créer des emplois locaux et ainsi de rendre un triple service à leur concitoyens. Car, une fois broyées les tontes de haies sont un paillage miraculeux pour le jardin :  celles de conifères ont un épatant effet désherbant dans les allées, celles de feuillus, un épatant effet fertilisant pour les cultures.

Si votre commune n’a pas encore voté cet investissement prometteur, louez un broyeur de pro, en vous associant avec vos voisins car la bête vous dévore 10 m3 à l’heure, et tapissez tout votre terrain avec cette manne! Vous verrez, c’est miraculeux: les sols les plus misérables se régénèrent à vue d’oeil…grâce aux micro organismes qui travaillent pour vous!

Tontes de gazon: géniales en paillage, nulles en compost!

Les plus écolos grognent «  le gazon, dans le compost, c’est nul ». C’est vrai!

Réussir à les composter est un tour de force réservé aux (rares!) superdoués qui ont saisi les subtilités du mélange ad-hoc, et du goût pour les brassages répétés dans les règles de l’art,  car jetées en vrac sur le tas, ça fermente, ça pourrit gluant, ça attire des nuées de moucherons, bref, c’est l’horreur!

La vraie solution : en tapisser tous les endroits cultivés du jardin.

Il n’y a rien de tel pour faire démarrer des arbustes en flèche, sauver un semis de laitue de la déroute d’un été sec et vacancier. Vous l’avez d’ailleurs maintes fois observé, en saisissant la binette pour la énième fois : la nature a horreur du vide, et toute parcelle de terre nue est vite envahie de « mauvaises herbes ».

C’est à dire des plantes du pays, super contentes de profiter de ce terrain si bien préparé. A l’heure où j’écris ces lignes, toutt mon jardin est tapissé de 5 à 10 cm de  tontes de gazon. 5 cm d’épaisseur, autour des petites plantes (salades jeunettes, petits choux, semis d’épinards d’automne, petites vivaces…) 10 cm autour des arbustes, rosiers, arbres fruitiers de moins de 5 ans. Si on gratte ce feutre grossier, on trouve un terrain noir, meuble, frais et propre.

Adieu binette, adieu grelinette: le bio paresseux gratouille le tapis pour semer ou planter !

Pour semer la mâche, les épinards, planter une pivoine ou  un rang de laitues d’hiver, d’actualité en septembre, il suffit d’écarter le gazon, et c’est parti! Zéro binage, zéro béchage, zéro voyage à la déchetterie. Bref, le minimum d’effort,  le maximum de réconfort.

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