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tomates: la déroute?

Coups de soleil, cul noir, et maintenant  le stolbur qui les transforme en golums. Damned, ça devient dur de croquer des bonnes tomates maison!

tomate-coup-de-soleilCoup de soleil : une grosse tache blanche et du pourri derrière, une mésaventure de plus en plus courante même quand on laisse toutes les feuilles aux plants pour récolter des fruits sucrés.

C’était bien parti, mais l’été pourtant chaud ne tient pas ses promesses. Des fruits qui n’en finissent pas de mûrir, se tachent pour les uns de plaques blanches quand les autres arborent un gros cul noir et plat résultat dans les deux cas : du pourri.  Le cul noir s’en prend de préférence aux excellentes variétés comme la Cornue des Andes, la Rose de Berne.

Il amoche aussi  les hybrides comme la populaire, et savoureuse, Montfavet et frappe les tomates du vacancier car l’interruption brusque des arrosages la provoque dans les plantations les plus résistantes. Quant aux coups de soleil, désormais ils surviennent même sur les plants bien pourvus en feuilles, donc, pour les éviter, le plus sage est de ne surtout pas effeuiller les plants, comme le font certains jardiniers cherchant à accélérer la maturation des fruits. Si vous trouvez du voile blanc servant à protéger les vergers contre la grêle, couvrez-en votre plantation pour filtrer la lumière, brutale en cet été ultra-sec.

Malheureusement, il y aussi les viroses, feuilles recroquevillées et comme flambées qui ralentissent la croissance des fruits, car les plantes se nourrissent via leur feuillage. Or, pour tenter de ralentir la progression de cette maladie incurable, on enlève les feuilles atteintes pour les brûler…faisant courir aux fruits le risque d’un coup de soleil.

Sans compter que faute de feuilles, ils seront moins sucrés.

Enfin, on découvre ce nouveau fléau : le stolbur. En reportage dans la région de Parthenay en juillet, Gilbert de Champdeniers me montrait sa plantation entièrement sinistrée : des tomates minuscules, qui semblaient avoir rétréci depuis leur plantation, dont les fruits, quand il y en avait, étaient déformés. Il s’agit d’un nouveau virus venu du sud et propagé par une cicadelle amatrice de soleil. La parade : l’an prochain gardez vos tomates à l’abri d’un tunnel jusqu’en juillet. Arrosez-les massivement (20 l /plant) une fois par mois après les avoir buttées et paillées sur au moins 20 cm de haut. C’est la méthode adoptée par les maraîchers du sud-ouest, avec succès. Pour l’an prochain donc, préparez vos tunnels et bonne chance !

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le jardin partagé en voyage !

jardin-nomade,-la-pause-à-Ldans les jardins partagés de la Fournilière à Nantes, étape pique-nique, parlottes tous azimuts, échanges de graines boutures, et apéro.

Ils sont 5 Brestois, jardiniers partageurs de nature .

Le 1er juillet, ils ont mis leur jardin sur un camion, et en route  pour Setubal, Portugal, tranquillement, en égrenant les étapes pique-nique, partage de savoirs, de graines et de boutures et bien sûr rencontres réjouissantes. Jusqu’au 27 juillet, c’est repos. Le jardin file à 80km/h sur les routes du sud-ouest, bien gaillard malgré le vent, en vrai jardin breton. Le lundi 27 juillet ils arrivent  à Aniane, dans l’Hérault, près de Gignac, à une quarantaine de km de Montpellier lundi et ils y restent toute la semaine.

C’est la dernière étape avant l’Espagne, donc on sort le grand jeu,  ils ont invité des copains jardiniers de toute la région : Lodève, St Jean de Fos, Montpellier, Tressan… ils y restent jusqu’au 1er août, alors si vous passez par là, c’est pas loin de l’autoroute E 11 !

au programme

Lundi c’est installation au domaine Saint Rome , avec pique-nique

Mardi matin c’est visite aux jardins de Vivre à Aniane,  et l’après-midi atelier fabrication d’abris pour insectes sympas au jardin Saint Rome , toujours à Aniane.

Jeudi après-midi ce sera conseils et fabrication de produit de beauté bio

Vendredi recettes pour soigner les plantes avec des plantes…

Quand je vous dis « après-midi, entendez à l’heure de l’apéro, en fin d’aprem vers 18 h

mais on peut venir avant, avec ses graines, ses boutures, sa tarte aux prunes et son pâté,  et bien sûr l’apéro (tant de spécialités locales à savourer ensemble!) bref,  tout ce qu’on veut de bon à partager.

A l’heure où la grande marchandisation générale nous casse le moral, les jardiniers nomades montrent la route: restons gaillards, restons généreux et la vie sera déjà plus belle.

http://jardinomade.canalblog.comle jardin nomade à Nantes, au jardin de la FournilièreAssociation jardin nomade 3 rue Becquerel 29200 BREST
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plantes en pots : groupées c’est mieux

Pélargoniums, échévérias (sur la photo Topsy Curvy), cotylédons et autres plantes grasses, sauge discolor (les fleurs noires à senteur de cassis), armoise maritime et toutes les plantes qui aiment le soleil peuvent être groupées dans les mêmes poteries, passer l’été ensemble au grand air et rentrer moyennant un minimum de manips’ en véranda l’automne venu.

L’astuce c’est d’associer des plantes sobres et partageant les mêmes besoins : pas question de tapisser le pied du citronnier avec un pétunia fou de soif, le citronnier sera mieux accompagné par un tapis d’orpins. Pour éviter que les plantes ne perdent leur feuillage en masse, on commencera par les rapprocher des façades avant de les rentrer, à la première alerte. En ville, la plupart des plantes en pots supportent bien l’hiver dehors contre une fenêtre ensoleillée, à l’abri de l’humidité. On n’arrosera que lorsque la surface des pots est sèche. Pas plus.

Halte aux déchets verts!

Les déchetteries débordent de tontes de haies et autres gazons, dopés par un été pluvieux. Voilà qui pèse lourd sur nos taxes locales La solution  du bio jardinier paresseux: c’est paillage tous azimuts! C’est  extra pour le jardin, reposant pour le jardinier (plus de voyage à la déchetterie, plus de binages répétés!) et c’est la seule solution pour diminuer la grosse facture « déchets », qui ne cesse de grimper, grimper, grimper…bêtement.

Tontes de haie : une manne!

C’est le souci numéro un du jardinier citadin:

Solution la plus relax : les étaler en couche de 10 cm autour des arbustes et laisser faire la nature. Quand les feuilles sont tombées, le bois restant est extra pour allumer le feu, voire nourrir un petit barbec’ réconfortant.  Là encore, voilà un paillage extra stimulant. Mais attention, seulement avec les feuillus. Le thuya, le cyprès et ses copains « sapins » stérilisent le sol au lieu de l’enrichir.

La solution : en tapisser les allées. Mais, tel quel, c’est moche et, même en tapis de 5cm, pas super confort sous le pied délicat du jardinier. D’où la nouvelle mode du rameau broyé.

Broyat de lauriers et d’éléagnus, au printemps.

Le broyage sublime les vertus des jeunes rameaux. Problème : le broyeur de jardin est généralement médiocre, voire franchement déficient. Il est fréquent qu’il succombe à l’approche du premier petit rameau un peu sec.

Les communes soucieuses de leur finances, comme d’écologie, devraient investir dans des broyeurs professionnels et proposer ce service à domicile, qui aurait en outre l’avantage de créer des emplois locaux et ainsi de rendre un triple service à leur concitoyens. Car, une fois broyées les tontes de haies sont un paillage miraculeux pour le jardin :  celles de conifères ont un épatant effet désherbant dans les allées, celles de feuillus, un épatant effet fertilisant pour les cultures.

Si votre commune n’a pas encore voté cet investissement prometteur, louez un broyeur de pro, en vous associant avec vos voisins car la bête vous dévore 10 m3 à l’heure, et tapissez tout votre terrain avec cette manne! Vous verrez, c’est miraculeux: les sols les plus misérables se régénèrent à vue d’oeil…grâce aux micro organismes qui travaillent pour vous!

Tontes de gazon: géniales en paillage, nulles en compost!

Les plus écolos grognent «  le gazon, dans le compost, c’est nul ». C’est vrai!

Réussir à les composter est un tour de force réservé aux (rares!) superdoués qui ont saisi les subtilités du mélange ad-hoc, et du goût pour les brassages répétés dans les règles de l’art,  car jetées en vrac sur le tas, ça fermente, ça pourrit gluant, ça attire des nuées de moucherons, bref, c’est l’horreur!

La vraie solution : en tapisser tous les endroits cultivés du jardin.

Il n’y a rien de tel pour faire démarrer des arbustes en flèche, sauver un semis de laitue de la déroute d’un été sec et vacancier. Vous l’avez d’ailleurs maintes fois observé, en saisissant la binette pour la énième fois : la nature a horreur du vide, et toute parcelle de terre nue est vite envahie de « mauvaises herbes ».

C’est à dire des plantes du pays, super contentes de profiter de ce terrain si bien préparé. A l’heure où j’écris ces lignes, toutt mon jardin est tapissé de 5 à 10 cm de  tontes de gazon. 5 cm d’épaisseur, autour des petites plantes (salades jeunettes, petits choux, semis d’épinards d’automne, petites vivaces…) 10 cm autour des arbustes, rosiers, arbres fruitiers de moins de 5 ans. Si on gratte ce feutre grossier, on trouve un terrain noir, meuble, frais et propre.

Adieu binette, adieu grelinette: le bio paresseux gratouille le tapis pour semer ou planter !

Pour semer la mâche, les épinards, planter une pivoine ou  un rang de laitues d’hiver, d’actualité en septembre, il suffit d’écarter le gazon, et c’est parti! Zéro binage, zéro béchage, zéro voyage à la déchetterie. Bref, le minimum d’effort,  le maximum de réconfort.

Paillez tout: zéro déchet vert et vacances !

Pailler c’est tapisser le jardin d’une moquette de verdure. C’est bon pour le moral, car une fois le jardin ainsi préparé, c’est le début des vacances du jardinier: zéro sarclages, cette corvée qui vous brise le dos, zéro désherbant, les mauvaises herbes sont étouffées sous le tapis vert, zéro arrosage, ça se tient frais sous la moquette. C’est bon pour la terre : ça fabrique de l’humus tout seul.

l\'usage de la débroussailleuse, pour faucher les herbes non montées en graine, donne un super paillage moins compact que la tondeuse à gazon

Moyennant juste ce geste simple: vider le bac de la tondeuse en tapis de 5 à 10 cm autour des plantes, de préférence après une petite pluie, sur le sol bien frais. Inutile de sarcler les « mauvaises herbes » déjà poussées, si vous paillez épais, elles trépasseront toutes seules. Seuls les oignons, les échalotes, les plantes à feuillage gris et les pommes de terre étouffent et pourrissent avec ce genre de moquette, car sous l’effet des averses, le gazon vire vite à la moquette dense et gris-beige, gentiment caressante sous les pieds nus du jardinier.

Variante: l’herbe fauchée à la débroussailleuse, donne un paillage moins compact, mais à condition d’agir avant montée en graine, sinon, vous ensemencez une prairie

Gazon moquette pour jardinier paresseux

Fini les voyages à la déchetterie, qui plombent la facture essence, le farniente du week-end et la facture « déchets » de la commune (les déchets verts « pèsent » environ 30% de cette grosse addition en pleine croissance). On  les troque contre le parcours pelouse/ massifs ou pelouse/potager. C’est gratuit, c’est un sport aimable et c’est bon pour la planète.

Pour le verger et la haie, le top du top c’est de déposer sur le sol des cartons d’emballage, autour des arbustes et de les tapisser de gazon fraîchement haché. Tranquilité garantie : un an. Seuls quelques opiniâtres comme le chiendent ou le chardon réussissent à percer ce couvert efficace, mais pas pour longtemps, dans le sol ameubli, ils sont faciles à arracher et si vous renouvelez l’opération l’année suivante, ce sera fini. Résultat : vous verrez vos arbustes démarrer en flèche dans cette bonne terre fraîche et meuble.

Certains petits malins en profitent pour glisser trois ou quatre pommes de terre bien poussées sous le carton. Ils récoltent en fin d’été deux ou trois kilos de pommes de terre nouvelles qui ne leur ont coûté zéro boulot !

Le gazon : paillage idéal, compost atroce

Ne vous escrimez surtout pas à essayer de faire du compost avec le gazon, c’est une corvée atroce: ça fermente, ça devient gluant et pour le compost, c’est minable. Alors que simplement répandu sur le sol, en tapis homogène, les bactéries, vers de terre et autres microorganismes se chargent de vous transformer tout ça en humus appétissant pour le printemps prochain.

Ortie et consoude, paillages stimulants

Consoude de Russie, vivace, elle donne plusieurs récoltes dans l’été.

Séchée, l’ortie cueillie maintenant, avant montée en graine (après bonjour le semis féroce!) compose un tapis homogène et léger comme du papier, très seyant pour les oignons, échalotes et autres plantes de rocaille qui n’aiment pas vivre collées serrées par un tapis étouffant. Riche en azote, en fer et en oligoéléments, c’est aussi un paillage stimulant qui booste les plantes.

Riche en potasse et en bore, la consoude convient particulièrement aux tomates, aubergines, poivrons, pommes de terre, aux fraisiers et aux fruitiers, du framboisier au pommier. Fauchée en pleine floraison, on la laisse faner une journée avant de la répandre, sinon elle risque de s’enraciner à la faveur de la fraîcheur générée par son propre paillage. La plus épatante est la consoude de Russie, qui atteint 80 cm de haut, mais à défaut les consoudes officinales blanches et mauves actuellement en fleurs dans les fossés, conviennent très bien. On peut en faire un tapis épais de 15 cm, car ses grosses tiges luxuriantes et velues tricotent un tapis grossier, d’aspect rugueux d’un gris sympa et aéré.

La fougère (aigle, à défaut, fougère mâle) a quatre avantages: elle est belle, elle sent bon, elle améliore les sols les plus ingrats, en particulier les terres acides et lourdes qu’elle allège à merveille en se décomposant, lentement, en humus noir, plein de vers de terre.

Enfin, pour Vincent Mazière, pionnier des explorateurs des plantes qui soignent les plantes, cueillie jeune, alors que ses frondes sont encore en crossettes, elle composerait des tapis qui désinguent lumas et escargots. J’avais mal compris l’enthousiasme du bonhomme pour cette beauté que j’adore aller cueillir en lisière des taillis, et badaboum, les limaçons ont dévoré toute ma provision de laitues d’hiver, paillées, erreur fatale, à la fougère rousse, celle de l’automne qui sent si bon.

Certains prétendent que simplement déposée sur la tête des choux, elle éloigne les piérides. A vérifier et à partager!

L’accessoire indispensable pour la cueillette c’est la faucille, sinon gare aux coupures cruelles sur vos petites mains, car les tiges lisses et solides de cette grande belle  plante riche en silice vous entaillent la peau .

Pas d’ ogm dans mon jardin!

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Maïs farine The Country Man (kokopelli), extra en tortilla

Voici donc le faucheur d’Ogm bientôt réprimé , le cultivateur en zone AOC bientôt rayés de la carte (l’amendement Chasseigne qui prévoit que les cultures OGM ne doivent pas les polluer sera vidé de son contenu au Sénat, Fillon, l’a promis, faisant fi au passage du rôle constitutionnel du Parlement!) quant au jardinier qui ne veut pas d’Ogm dans son assiette, c’est bien simple, lui personne n’y a même pensé.

Un peu plus de 7 millions de jardiniers cultivent un potager , pour une idée majeure  » savoir ce que l’on mange »!

Si on croise l’option « potagiste » avec les quelque 72% de Français qui ne veulent pas d’Ogm dans leur assiette, les citoyen_jardinier qui ne veulent pas d’OGM, ça doit faire un sacré nombre.

Mais ça compte pour zéro.

Non pas que je veuille absolument moi aussi ma petite loi sur mesure pour incarcérer mon voisin agriculteur. Ce qui me dérange, c’est la tranquille atteinte à la liberté de cultiver son jardin à son idée et par là à ce vieux principe démocratique qui jusque là, protège la liberté du citoyen qui ne fait pas de mal aux autres.

Certes les amendements votés par l’Assemblée au début du mois, prévoient que les cultures OGM ne devront pas nuire à l’équilibre environnemental, ni aux zones AOC…. mais on est pas rendus au bout du processus législatif et la position de François Fillon, les déboires de Nathalie Kosciusko-Morizet laissent bien augurer de la disparition de ces précautions…formelles. Le lobbyisme intensif des partisans des OGM a fait ses preuves, on peut augurer qu’il se montrera encore performant lors du passage au Sénat qui commence ce mercredi 16 avril, lequel on l’a vu est plutôt favorable aux pro-OGM à tous crins. (voir http://www.rue89.com/2008/04/08/ogm-leurope-dit-oui-les-etats-ne-suivent-pas)

N’en déplaise aux forcenés du progrès, du profit et de ses bienfaits, l’idée que les OGM du champ de maïs voisin ne viennent gâter ce bonheur fugitif ( une semaine l’an, entre été et automne)- croquer dans un épi de maïs sucré, mûri à point dans votre potager de chef, déguster à petites bouchées une tortilla encore tiède, se saturer les papilles de cette saveur unique de la farine de maïs fraîchement écrasée, provenant de beaux plants aux grains chamarrés- des variétés transmises par des générations de cultivateurs attentifs- Non.

La contamination du maïs de jardin par un champ d’ogm n’est pas une idée farfelue, la preuve.

Une étude menée en Lot-et-Garonne durant l’été 2006 montre que le maïs voisin est contaminé, l’analyse du pollen stocké par les abeilles montre des taux de contamination autour de 40% dans la ruche située à 400 mètres et entre 40 et 50% pour celle implantée à 1200 mètres. Selon M. Péré, vice-président du Civam Agrobio 47, “cette étude confirme de manière scientifique que dans un rayon de 300 mètres, les plantes ne sont pas exemptes de contamination. Elle prouve aussi que, contrairement à ce que disent les pro-OGM, les abeilles vont bien sur les fleurs de maïs et dès lors peuvent transporter fort loin la pollution OGM” [1].

Ce que n’importe quel jardinier peut constater, c’est que le vent transporte le pollen du maïs dans un périmètre qui l’expose forcément à une pollution génétique.

L’été dernier, à l’exquis Stowell’s giant d’ Essem’bio, blanc, tendre et super sucré, j’avais ajouté un superbe maïs farine de Kokopelli, The Country gentleman, aux épis tantôt grenat, tantôt indigo tantôt gris et satinés comme des perles. Environ 20 m les séparaient. Résultat : la moitié du maïs doux s’est marié avec le rutilant maïs à tortillas, et avec le maïs agricole du champ voisin à 20 m de l’autre côté.

j’avais déjà constaté la pollution de Stowell’s par le champ voisin lorsqu’il était en année « maîs » car il présentait alors des grains jaunes, alors que les années « blé », il est tout blanc.

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Maïs Stowell’s Giant, après mariage imprévu

Zéro info

Au printemps dernier le ministère de l’agriculture s’était engagé à publier la liste des cultures OGM, ainsi qu’il en a l’obligation. Mais si vous la consultiez sur le site http://www.ogm.gouv.fr, vous ne trouviez en tout et pour tout que le nom de la commune et la superficie déclarée (sans contrainte) d’ OGM ensemencés. Pas de détails, on craint le faucheur en goguette paraît-il. Voilà pour l’info. Certes en 2008 on n’aura pas ce désagrément. Merci au Conseil d’Etat qui vient de confirmer la pertinence de la suspension de la culture du maïs Monsanto, le seul qui avait été autorisé en culture.
Mais la mésaventure de l’agriculteur bio des Deux-Sèvres qui se retrouve avec un champ contaminé alors que la culture la plus proche se trouvait à 25 km démontre combien la culture en plein air menace ceux qui font un autre choix. Il a déposé plainte, on lui souhaite bonne chance.

Zéro respect

En mai 2007, un apiculteur du Lot-et-Garonne a en effet perdu le procès qu’il intentait au nom de la préservation de son rucher bio, pour d’obscures raisons de procédure. Au même moment, le tribunal allemand d’Augsbourg condamnait , dans des circontances similaires, un transgéniculteur à détruire sa culture de maïs OGM Mon 810 ou à la castrer avant la floraison, afin de permettre aux ruches situées à 1 km de ne pas être contaminées et au miel de rester indemne de toute trace de pollution génétique. Le gouvernement allemand a aussi pris un moratoire sur la commercialisation des semences de maïs OGM MON 810 parce qu’il est légitime de penser que ce maïs est dangereux pour la santé et l’environnement (1).De son côté Greenpeace publie un nouveau rapport concluant à l’impossibilité de la cohabitation des cultures traditionnelles et OGM( http://blog.greenpeace.fr/ogm ). Et l’on passe sur l’épineux problème des effets des OGM sur la santé (voir par exemple http://www.amisdelaterre.org).

Action!

Au printemps 2007, l’association Kokopelli (http://www.kokopelli.asso.fr) a distribué des semences de maïs  traditionnels fameux aux jardiniers. L’idée était de demander l’automne venu, au ministre de l’agriculture de garantir que la récolte était indemne de toute contamination.  A ce jour, on attend toujours une réponse!

Ce sont des semences anciennes, transmises de main en main depuis des siècles, ce serait ballot de les perdre au moment où l’éloge de la biodiversité est à la mode, façon Grenelle de l’environnement.

Il n’est peut-être pas trop tard pour agir. La loi repassera devant l’Assemblée, et en première lecture on a vu que le texte était passé à une courte majorité. C’est le moment d’écrire à votre député pour lui faire savoir, que des OGM dans votre jardin, c’est NON.  La marche à suivre sur http://www.greenpeace.fr/newsletter/ogm030407/

1 étude consultable sur http://www.bio-aquitaine.com/files/DP%20Grezet%20Cavagnan.pdf d’autres infos sur les abeilles sur http://www.beekeeping.com

salades : qui veut tester l’ortie ?

On dit que la macération d’ortie dope le feuillage, améliore le goût et stimule la croissance des plantes.

Si on essayait de voir ce que cela donne sur les salades ?

Il y en a dans tous les jardins, on en cultive au moins quatre à cinq séries entre le printemps et l’automne, ce qui permet de vérifier si oui ou non l’ortie améliore la récolte.

Si ça vous dit voici le mode d’emploi d’un essai que nous avons mis au point avec deux curieux qui comme moi s’amusent dans leur jardin et notent leurs résultats depuis quelques années .

On choisit les salades que l’on aime, l’essentiel est de comparer la même variété. Nous vous proposons de diviser une plantation de 10 m en traitant la moitié à l’ortie, l’autre pas, car c’est la dose qu’il faut pour deux convives décidés et sociables

Sachant qu’on récolte à peu près une trentaine de salades sur 3 semaines avec 10 m de culture, on peut répéter l’essai plusieurs fois dans l’été (la macération d’ortie se conserve en bouteilles, à la cave, on vous donne la recette) . Alors action: et échange des résultats à l’automne!

Batavia blonde de paris, craquante, sucrée. Semis en avril, dégustation fin mai à fin juin

Essai salades2008 page 1/2

Test ortie sur salades 2008

Il est conseillé de répéter cet essai plusieurs fois dans l’été avec les plantations et semis successifs, afin de mieux observer les effets de l’ortie.

NECESSAIRE POUR L ESSAI

10 m de la même variété (laitue, chicorée ou mâche) à votre choix

cultivés dans la même plate-bande, si possible côte à côte (par exemple 5 m + 5m en début de rang) pour bénéficier du même ensoleillement et du même terrain

3l de macération d’ortie

un arrosoir

– une balance de cuisine

LA MARCHE A SUIVRE

5 m seront cultivés sans aucun traitement

5 m seront arrosés tous les 15 jours avec une macération d’orties

A la plantation (ou à la levée en cas de semis) :

10 l d’eau + 1 litre macération d’ortie (quantité totale pour les 5 m)

11 litres d’eau pour les 5 m témoin

renouveler ces arrosages avec et sans ortiedeux fois à 15 jours d’intervalle

Puis poursuivre la culture comme d’habitude mais sans ajout d’engrais.

Recette de la macération d’ortie

Placer une poubelle en plastique noir contre un mur ouest ou nord-ouest, y jeter un bouquet de 1 kg de plante fraîche, cueillie avant floraison, et grossièrement hachée à la cisaille. Couvrir de 10 l d’eau de pluie. Fermer le couvercle.

Remuer tous les deux jours. Dès que le mélange devient mousseux, filtrer dans une passoire de cuisine en tamis.

Stocker au sec et au frais, dans des bidons opaques et fermés ou en bouteilles bouchées.

Essai salades2008 page 2/2

Compte-rendu de l’essai

A remplir et à nous renvoyer par mail à savoirspartages @ orange.fr (enlever les espaces autour de @, c’est juste une mesure antispam merci)

Variété comparée :

Date de plantation ou de semis:

Culture précédente sur la parcelle:

Où se trouve votre jardin :

Paillage

NON OUI avec quel matériau

épaisseur

Observations sur la météo locale : bel été, difficultés particulières…

date de la 1ere récolte

Poids salades+ortie : Poids salades témoin :

Récolte 1

Récolte 2

Récolte3

Récolte4

Récolte5

Récolte6

Récolte7

Récolte8

Récolte9

Récolte10

Qualité des récoltes

Salades + ortie meilleures pareilles moins bonnes que le témoin