Archives pour la catégorie compost

GROSEILLIERS, CASSISSIERS, FRAMBOISIERS : les meilleurs

groseille-a-maq-germania-pbGroseillier à  maquereau Germania. Le meilleur d’une série sans maladies. Photo Patricia Beucher, Reproduction commerciale interdite.

Groseilliers : des précoces et des tardifs
Les précoces comme Junifer ou Jonkheers Van Tets donnent début juillet, de masses de baies rouges acidulées.

Les tardifs comme Raisin, Rovada, Fertodi Longues grappes, donnent en août, de gros fruits, souvent moins acides que les précoces. Et beaucoup. Gloire des Sablons produit entre les deux des groseilles crèmes, un peu plus douces que les rouges.

Groseille à maquereau, adieu à la meilleure!

La rouge Winham’s Industry est assurément la plus fruitée de cette famille de groseilliers épineux qui sont le privilège du jardinier attentif, car elle attrape l’oïdium dès le 15 mai (chose qui se traite au Permanganate de potassium, en vente en pharmacie, sans danger mais sans autorisation en France, cf  l’article AGRO ECOLOGIE sur ce blog)  La rose Germania peut faire l’affaire, à la rigueur. Elle n’est pas malade, mais pour le fruité, ce n’est pas tout à fait ça!
Cassis: Andega, le meilleur pour un amateur
Toutes les qualités du meilleur, le Noir de Bourgogne sans exiger comme lui un compagnon aux fruits pas terribles. Variante encore plus prolifique même chez un jardinier super négligent (parole!): les Caseilles aux fruits plus gros, plus doux que le cassis et super généreux.
Framboisiers, grosse production ou saveur, pas les deux!
Si au début de l’été vous goûtez en même temps des Lloyd George et des Heritage, vous trouverez qu’Héritage est vraiment infâme! En revanche elle donne beaucoup à l’automne, pas Lloyd George, et en confiture, on ne fait plus la différence. L’une des meilleures c’est Bois blanc et elle redonne à l’automne. J’ai remarqué que les framboises à gros grains sont bien plus parfumées que celles à petits grains serrés. Le framboisier jaune est une amusette sans grand intérêt.

Attention, pour ne pas devenir fou avec un carré de framboisiers décidés à coloniser tout le terrain, encadrez la plantation de gazon ou de trèfle blanc (voir ci-dessous).

Plantation et entretien

Petits fruits par le calibre, mais gros appétit! Il faut savoir que tous ont besoin de froid pour bien produire. Ils réussissent aussi beaucoup mieux en sol drainant. Ce qui les exclut des grosses argiles étouffantes du Midi.

Ensuite, plantez-les à bonne distance, 1.50 m entre chaque plant au moins, 2 m si possible.  Garnissez chaque trou de plantation d’un mélange à parts égales de terre et de compost mûr (1 pelletée au moins). Et chaque printemps, en mars, distribuez 1/2 brouette de compost /m² avant de pailler copieusement la plantation avec des tontes de gazon : 10 cm d’épaisseur, direct de la tondeuse. Variante : ensemencer le rang avec du trèfle blanc, mais seulement le 3e printemps quand la plantation a pris son essor (avant le trèfle peut concurrencer une plantation souvent assoiffée en été car rares sont les jardiniers qui pensent à arroser leurs jeunes arbustes !). Avantage de cette association : le trèfle tapisse le sol, étouffant de plus vivaces et moins sympas. Un tour de tondeuse permet en prime de contrôler les framboisiers qui n’arrêtent pas d’émettre des stolons colonisateurs. Inconvénient: le trèfle est tout mou tout tendre et bloque souvent la tondeuse.

Bonne nouvelle en ces temps fauchés: groseilliers cassis et caseille se bouturent à merveille, et en hiver c’est la saison: vous taillez des brins gros des crayons, vous plantez (comme de vrais plants enracinés, dans de la bonne terre) et c’est parti. Les framboisiers eux émettent une foule de plants racinés que l’on vous donnera volontiers.
Une pépinière spécialisée : Ribanjou, vend tous les petits fruits imaginables,  le fameux goji et même un goyavier qui mûrit en Anjou! Son adresse : http://www.ribanjou.com.
Zone Horticole du Rocher Briollay 49125 Tiercé. Tél.: 02 4142 6519 ribanjou@wanadoo.fr . Un choix fou, mais des plants parfois fluets.

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Le compost maison version « nac » au secours de la planète!

Samedi 13 octobre, Les jardins d’aujourd’hui, présentaient  au jardin botanique de La Bastide, à Bordeaux, un tout nouveau procédé de compostage qui permet de réduire des 3/4 le volume de la poubelle « déchets ménagers » , et tous les vieux papiers, journeaux cartons. Une aubaine, à l’heure où la facture des impôts locaux arrive dans les boites aux lettres, alourdie par le coût de plus en plus insupportable de l’élimination des déchets.

Mieux, la méthode permet de produire du compost-maison, à la maison, voire à la cuisine, mettant à la portée des citadins une technique habituellement réservée aux jardiniers de « pleine terre ».

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Le « kit compost » mis au point par Les jardins d’aujourd’hui.

Acteurs de cette prouesse: les lombrics. Non pas les gros affreux du « lombricompost » des années baba, non, un petit modèle indigène, svelte et discret qui dans la nature vit sous les feuilles mortes.

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Les lombrics vivent cachés sous les déchets, ici du papier et des restes de cuisine.

L’astuce réside dans la méthode: cachés au fond d’un tiroir, style boite à rangement, les lombrics s’activent à transformer papiers, cartons et restes de cuisine, en un compost noir, grumeleux qui sent bon la forêt, en l’espace d’environ un mois.

Sans bruit, sans odeurs, sans histoires. Jean-Paul et Emeric, qui ont mis au point la méthode, affirment, après un an d’essais multiples, qu’une poignée de ces lombrics magiques permet de transformer les déchets ménagers d’une petite famille ( deux adultes, un enfant) en 15 kg de compost par an.

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Le « lombricompost », noir, grumeleux, embaumant la forêt

Juste ce qu’il faut pour entretenir une compagnie de plantes sur un balcon… Sur place, et sans nuisances. Une affaire pour les citadins en quête de bon terreau. Denrée un brin problématique à trouver et à convoyer vers leurs plantes en pots!

Seule contrainte : apprendre le mode d’emploi de ces animaux de compagnie nouveau style. Les jardiniers d’aujourd’hui ont prévu un  suivi : assistance téléphonique et surtout, d’épatantes « esenia parties » (esenia est le nom savant de ce lombric de course) mensuelles au cours desquelles on échange, on pose toutes les questions, et on s’initie à l’affaire dans la bonne humeur.

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(Emeric, avec Ludovic, adepte du compost au bureau – base: papier et café!)

Deux questions taraudent le néophyte :

– Est-ce qu’on ne risque pas de se retrouver un beau matin, face à une poignée de lombrics en goguette sur le carrelage de la cuisine? Avec le système « Jardins d’aujourd’hui », non. L’espèce élue est des plus sédentaires, elle préfère vivre cachée au fond de sa boite, sous un bon tas de papier et de détritus.

-Peut-on partir en vacances? Pas de souci! soit la compagnie se met en hibernation et au régime , soit on l’emporte avec soi, à l’instar du président des Jardins d’aujourd’hui, Jean-Paul Collaert, qui transporte une caissette de lombricompost dans le coffre de sa voiture depuis un an et demi.
Les jardiniers d’aujourd’hui  organisent chaque mois des « esenia parties »  à Bordeaux, au cours desquelles ils offrent à tous ceux qui souhaitent se lancer dans l’aventure, un kit de démarrage avec mode d’emploi complet, assorti d’un service après-vente sur mesure… Sauf qu’en l’occurence c’est gratuit! A charge pour les heureux pionniers du compost citadin, de partager à leur tour leur expérience, comme le fait Ludovic, que vous pouvez admirer sur les photos ci-jointes en compagnie d’Emeric, le chef champion du lombric, présentant une version bureau de ce procédé décidément révolutionnaire!

Les communes dont le budget « déchets » pèse de plus en plus lourd (il a doublé en 10 ans et on parie que ce n’est pas fini ) et qui se heurtent à d’épineux conflits sur l’incinération des déchets ménagers, devraient apprécier ce procédé naturel et sans histoires (aucun danger que les lombrics ne s’en aillent baguenauder en dehors de leur boite), renouvelable à discrétion (il suffit juste de modifier le mode d’élevage pour multiplier autant qu’on veut ces nouvelles petites ménagères de la planète!). Bref, une vraie bonne idée pour la planète.

Toutes les infos au : 05 47 29 66 38 ou par mail à : ajardinsda@numericable.fr