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DEBUTER UN POTAGER 1 LE TERRAIN

Pas ou peu de terre, zéro expérience, des plants partout! Par quoi commencer? Mai est LE MOIS IDEAL pour réussir un bio potager réjouissant. Et sans courbatures.

1 Peu d’espace, voire pas de terre du tout

Même sans terre, 1 m² suffit pour récolter toute la panoplie des herbes fines, de ciboulette à verveine.

-1m² c’est 3 bords de fenêtres : dans l’idéal 2 au soleil, 1 à l’ombre, car toutes les plantes n’aiment pas le soleil. Le persil et la ciboulette réussissent mieux à l’ombre par exemple.

Avec une terrasse, on peut ajouter 2 ou 3 plants de tomates (il leur faut des bacs de 30-40cm).

Si on a de la terre, apparemment pas terrible, 2 m x 50 cm de terre meuble au soleil, et 1 m x 50 cm de terre meuble à l’ombre, c’est aussi très bien pour cultiver tout ce qu’il faut pour cuisiner aromatisé maison plus quelques tomates.

Avec 5m² de terrain, on peut ajouter des haricots grimpants, dont la récolte est si importante que 10 plants suffisent à fournir en haricots verts deux convives pour 1 mois et demi, plus des salades.

Avec 10 m², l’approvisionnement en salades est possible pour toute la belle saison. Avec 20 m², on peut aussi compter sur les radis, ajouter un plant de courgette pour l’été…bref, même dans un minimum de place, on peut savourer du produit maison.

2 De la terre mais pas terrible

D’abord, c’est à vérifier ! Car, si le terrain est une pelouse, il y a des chances qu’il soit au contraire vite transformable en potager prospère. Et sans gros boulot : une couche de tontes de gazon épaisse de 10 cm suffit à faire périr de la pelouse en l’espace d’un mois. Variante plus sûre encore : tapisser le coin de pelouse alloué au potager avec du carton d’emballage (sans scotch, car c’est du plastique), recouvrir de 10 cm de gazon et un mois plus tard le sol dessous est net, 2 mois plus tard, il est net et meuble, même plus besoin de le bêcher

Si en revanche on veut jardiner dans une cour matraquée d’herbicides pendant des années, c’est plus compliqué, mais pas perdu, car voyez-vous la vie est incroyablement vivace, pleine de ressort.

Le plus souciant : le terrain-débarras, dans lequel on a bazardé un gros tas de cochonneries, visibles et invisibles. Le nettoyer ne sera pas une sinécure, car il risque d’être pollué par des effluents chimiques émis par les déchets genre batteries, frigos et autres déchets de la vie moderne. Dans ce cas-là mieux vaut jardiner en bacs, selon le mode connu sous le nom de « jardin en carré ».

3 Le jardin en carré, aubaine ou galère ?

Si le sol est suspect ou en ciment , le bac d’1 m de côté dit « jardin en carré » permet de cultiver par exemple une collection d’aromatiques, plus un plant de tomates, ou bien 2 plants de tomates et 10 haricots grimpants, 5 plants de persil, 2 de basilic, par exemple.

Les jardins en carrés sont en général des kits en bois (à choisir non traité), sans fond. Si le sol est douteux, on lui fait un fond avec du géotextile épais type Bidim, pour isoler les racines. Le jardin en carré est très sympa pour débuter en jardinage, mais, il a 3 inconvénients : 1 il faut le remplir d’un mélange 3/4 de bonne terre de jardin ¼ de terreau à renouveler chaque année ; 2 il nécessite plus d’arrosage que le jardinage en pleine terre, 3 le cadre pourrit en 3 ans. Donc démontage, voyage à la déchetterie…

4 Un plan idéal pour le potager ?

D’abord un terrain plutôt ensoleillé car sauf le persil, le cerfeuil et le céleri, tout veut du soleil. Et le calme d’un enclos.

Des allées assez larges pour circuler avec une brouette soit 80 cm de large. Des plates-bandes faciles à atteindre de part et d’autre, soit 80 cm de large (un bras de fille =40-50 cm) ; entre les plates-bandes, des sentiers de 30 cm (la longueur d’un grand pied).

Pour la longueur des plates-bandes tout dépend de ce que l’on attend du potager et du terrain disponible : 1 rang de 5 m c’est 25 laitues, récoltables sur 3 semaines, mais assez de radis, de petits pois ou de haricots à rames pour 2 convives durant un mois et demi. La suite, demain samedi 14 mai : LES LEGUMES A DEGUSTER CET ETE.

 

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jardinier vacancier

chat arrose

Astuces pour partir en vacances d’un pas léger

Partir le coeur léger, ça va.

Retrouver un paillasson hirsute, peuplé de monstres (le rayon courgettes s’est déchaîné) au retour, ça gâche un peu les retrouvailles. Pour éviter ce petit choc psychologique plusieurs possibilités :

-Trouver un garde-jardin sympa, par exemple un copain d’une autre région qui sera emballé à l’idée de voir un peu comment ça se passe chez vous et repartira avec un souvenir ébloui de la manière dont vous taillez les tomates, gouvernez le chrysanthème et pilotez le poulailler. C’est moins répandu que l’échange de maisons, mais voilà une formule de vacances qui pourrait réjouir bien des jardiniers curieux mais fauchés.

Bémol : gare au jardin hypercompliqué style english avec mixed borders à gogo, potager autarcique à l’ancienne, arrosage intégré d’un gazon moquette et autres aménagements à problèmes.

Autre possibilité : préparer son affaire avant de partir, et par la même occasion s’initier à un mode de pilotage léger, qui pour ma part fait mon bonheur depuis une quinzaine d’années.

on paille tout, de préférence après une bonne pluie (sinon on arrose, mais à bloc, genre 10l/m2) avec 10cm de paille, fougère, ana de lin, gazon, ortie (pas montée en graine)…

on place tous les pots dans des cache-pots de 10 cm plus larges que les pots, en garnissant l’intervalle avec de la tourbe, qu’on arrose à bloc (effet éponge optimum), et on couvre la surface du pot avec du gravier, de jolis cailloux, des galets. Vous avez remarqué: sous le gravier, c’est toujours frais.

au potager, le plus sympa est d’inviter un voisin, un copain à venir récolter tout ce qui va être bon à récolter pendant votre absence. Si personne n’est motivé par le programme « 5 légumes et fruits par jour gratos », cueillez un maximum de fruits, même minuscules: fraises vertes, courgettes grosses comme le petit doigt, concombres et melons gros comme un pois, histoire que les plantes ne s’épuisent pas à produire des monstres qui auront pour effet de les épuiser et de stopper net les récoltes à votre retour. On n’élimine pas tout : tomates, poivrons, aubergines, haricots gros comme des aiguilles continueront leur course tranquilement grâce au paillage qui leur tient le pied au frais.

penser à pailler à bloc les arbres, arbustes, rosiers installés cet hiver: gros arrosage, plus carton (débarrassé de son scotch, étiquettes plastiques etc.) plus 10 cm de gazon ou autre. Cette couverture au look de gros feutre gris sera digérée en l’espace d’un an, générant un humus dopant pour le petit nouveau qui va démarrer en flèche.

les jardiniers super prévoyants cueillent un max de fleurs – et en profitent pour faire une grande distrib de bouquets épatants- ce qui aura pour effet de relancer les floraison à votre retour

bon c’est un peu de boulot, c’est un peu à rebours des habitudes (cueillir des courgettes si mimi…) mais c’est aussi l’occasion de changer un brin : les bébés légumes sautés en brouillade express (deux oeufs, de la crème, un brin d’estragon dans une petite cocotte pour deux) ça réjouit les papilles, excellent prélude aux vacances non?

voir les chroniques de Patricia Beucher sur RTL